Un peu d'histoire.
De Marizy, il n'est pas facile de retrouver de trace dans l'histoire.Les siècles ont laissé peu d'indices de leur passage sur le val de l'Arconce.
Il semblerait qu'une charte du 9ème siècle fasse mention du village d'Arforia. Cette appellation se retrouve aujourd'hui dans le hameau de Arfeuille, un hameau en direction du nord. Le coeur du village n'était donc pas situé au même endroit que de nos jours. Peut être la vallée était-elle trop marécageuse? J'ai longtemps entendu en grandissant ici, que le nom de Marizy provenait de celui de "marais". Légende ou réalité...
On retrouve de belles traces du passé dans le bois de Montchappa qui tient son nom de la station gallo-romaine jouxtant une voie romaine dont le tracé reste clair. On retrouve encore quelques lieux pavés et des fossés réguliers creusés le long du chemin de pierres. Avec Jérémy, nous avons découvert une pièce gallo-romaine datant de 200-250 après J.C.

Voici notre déesse vieille de plus de 1700 ans.
On retrouve d'autres traces gallo-romaines aux Croux entre Marizy et Ballore. Quelques mosaïques, pièces et statues ont été mises à jours au milieux du 20ème siècle par M. Sabatier, archéologue de Saint Bonnet de Joux.
Marizy possède aussi sa motte médiévale qui a donné le nom de Brouillat à un hameau (dans lequel j'ai vécu depuis mes un an). Au 12ème siècle, une église avait été bâtie. On trouvait dans son choeur les armoiries de Hugues de Brouillat, épou de Marguerite de Marizy. Celui-ci fût inhumé dans cette église vers 1343. Aujourd'hui, ce monument religieux n'existe plus. Il a été remplacé par une église moderne bien moins riche en souvenirs.
Une autre chapelle, celle de Saint Pierre , se tenait à l'entrée du village par la route de Charolles. Il n'en reste que le nom du hameau.
Le bourg conserve beaucoup plus de stigmates du 18ème siècle. De grosses maisons témoignent de la vie du village avant la Révolution. Notre maison est construite sur l'emplacement d'un moulin qui était en service avant cette période. Ce fut sans doute le moment le plus économiquement et démographiquement dynamique de Marizy.
Dans les archives de Brigitte Lagoutte, habitante de Marizy dont l'aïeul y était notaire en 1790, il est fait état d'une population de 1168 habitants sur la commune en 1850. (Nous sommes 500 aujourd'hui). On y mentionne 7 moulins à blé, plusieurs tisserands de chanvre, un faïencier, une huilerie, un tailleur, un teinturier, 3 carrières de pierres, une forge exploitant une mine de fer et 5 fours à chaux. Toute une activité économique dilapidée par la révolution industrielle. Il reste à peine trace de ces activités.
On retrouve de ci de là des dates émouvantes sur des linteaux de portes d'anciennes maisons du bourg. Quelques murets dans les bois ou encore quelques pièces égarées mais Marizy a bien perdu la mémoire...

Quatre pièces de 5 centimes de l'an II (1793.1794) trouvées ensemble dans la forêt.


Côté pile et côté face d'une pièce de 1792 dénichée au Brouillat par mon papa.
Grâce à la photographie et à un certain Nicéphore de Chalon sur Saone, les cartes postales anciennes ont pu figer quelques scènes de vie du début du 20ème siècle. Je connaîs quelques collectionneurs spécialistes de Marizy qui vont être mis à contribution...

La place de l'église.
Puis il y eut la première guerre mondiale, venue racler les campagnes afin d'envoyer ses jeunes hommes à la guerre. Marizy n'a pas échappé à la règle. Son monument aux morts est bien garni. Assez je l'espère et pour longtemps! A ce sujet, je vous invite à vous reporter à la page théâtre de ce site à la rubrique de "L'homme éclaté".
Bien entendu, je passerai l'épisode de la seconde guerre mondiale. Je laisse à Jérémy Beurier le soin d'évoquer tout cela dans son admirable site dédié à la Résistance du maquis de Marizy. Marizy disposant de très grandes forêts et se situant à la limite de la ligne de démarcation ne pouvait qu'abriter ceux qui ont osé dire non! à l'époque...
Marizy possède aussi sa motte médiévale qui a donné le nom de Brouillat à un hameau (dans lequel j'ai vécu depuis mes un an). Au 12ème siècle, une église avait été bâtie. On trouvait dans son choeur les armoiries de Hugues de Brouillat, épou de Marguerite de Marizy. Celui-ci fût inhumé dans cette église vers 1343. Aujourd'hui, ce monument religieux n'existe plus. Il a été remplacé par une église moderne bien moins riche en souvenirs.
Une autre chapelle, celle de Saint Pierre , se tenait à l'entrée du village par la route de Charolles. Il n'en reste que le nom du hameau.
Le bourg conserve beaucoup plus de stigmates du 18ème siècle. De grosses maisons témoignent de la vie du village avant la Révolution. Notre maison est construite sur l'emplacement d'un moulin qui était en service avant cette période. Ce fut sans doute le moment le plus économiquement et démographiquement dynamique de Marizy.
Dans les archives de Brigitte Lagoutte, habitante de Marizy dont l'aïeul y était notaire en 1790, il est fait état d'une population de 1168 habitants sur la commune en 1850. (Nous sommes 500 aujourd'hui). On y mentionne 7 moulins à blé, plusieurs tisserands de chanvre, un faïencier, une huilerie, un tailleur, un teinturier, 3 carrières de pierres, une forge exploitant une mine de fer et 5 fours à chaux. Toute une activité économique dilapidée par la révolution industrielle. Il reste à peine trace de ces activités.
On retrouve de ci de là des dates émouvantes sur des linteaux de portes d'anciennes maisons du bourg. Quelques murets dans les bois ou encore quelques pièces égarées mais Marizy a bien perdu la mémoire...
Quatre pièces de 5 centimes de l'an II (1793.1794) trouvées ensemble dans la forêt.
Côté pile et côté face d'une pièce de 1792 dénichée au Brouillat par mon papa.

La place de l'église.
Puis il y eut la première guerre mondiale, venue racler les campagnes afin d'envoyer ses jeunes hommes à la guerre. Marizy n'a pas échappé à la règle. Son monument aux morts est bien garni. Assez je l'espère et pour longtemps! A ce sujet, je vous invite à vous reporter à la page théâtre de ce site à la rubrique de "L'homme éclaté".
Bien entendu, je passerai l'épisode de la seconde guerre mondiale. Je laisse à Jérémy Beurier le soin d'évoquer tout cela dans son admirable site dédié à la Résistance du maquis de Marizy. Marizy disposant de très grandes forêts et se situant à la limite de la ligne de démarcation ne pouvait qu'abriter ceux qui ont osé dire non! à l'époque...