L'histoire de notre maison.
Notre maison a été bâtie probablement dans la première moitié du 19éme siècle. Elle a été implanter sur la parcelle d'un moulin construit sur l'Arconce qui servait à moudre le grain. Il fonctionnait grâce à la force de l'eau d'un étang qui n'existe plus aujourd'hui mais qui réapparait lorsqu'il y a de fortes pluies, quand les fossés viennent grossir le lit de l'Arconce qui est alors perdue sous une grande étendue d'eau.Grâce à Brigitte Lagoutte et à son ancêtre notaire, Nous pouvons remonter le temps jusqu'à cet été de 1791.
" Cet été de 1791 fut particulièrement sec. Les moulins situés sur l'Arconce ne pouvaient moudre le grain nouveau,aussi le Directeur du Département autorisa t-il en fin aout, la levée des pelles des étangs du Rousset, de Méré, Du Verdrat et successivement jusqu'à Charolles, pour donner une quantité d'eau suffisante pour moudre en indemnisant les propriétaires. La sècheresse continuant, une nouvelle levée des pelles fut autorisée le 10 octobre suivant.
Le 3 novembre suivant, Jean Denis, meunier au moulin de Méré (notre maison), élève une réclamation: son étang est vide et son moulin arrêté. Il obtient une indemnité de 696 livres."
Une fortune à l'époque, puisqu'une vache coutait de 63 à 81 livres, un agneau 5 livres, une paire de boeufs 372 livres, un cochon gras 48 livres ou encore un veau 30 livres.

Sur cette parcelle de cadastre du 19ème siècle, on peut penser que le moulin était la construction située le plus en bas de l'image. Il ne reste plus rien aujourd'hui de cette construction. Nous avons seulement retrouvé une demi meule dans le terrain témoignant de l'existence de son activité. Il demeure tout de même la digue sur laquelle passe notre chemin.
Plus proche dans le temps, au cours du 20ème siècle, notre maison a accueilli une famille jusqu'à dans les années 40. Puis ce fut au tour des maquisards de la Résistance d'occuper les lieux. Les plus acharnés de ces combattants se trouvaient plutôt dans les bois de Marizy mais j'aime à croire que quelques occupants de notre moulin ont pu jouer un rôle même minime dans cette Résistance qui a finalement payé. Nous avons retrouvé un couvercle de container de parachutage, une quantité de douilles et de balles américaines, un nombre conséquent de monnaies de Vichy ( travail, famille, patrie), un étui de pierres à briquet, une chaine de montre et une médaille religieuse.
Pour en savoir davantage sur le maquis de Marizy, rendez vous sur le site de Jérémy: Le grenadier bourguignon.

Plus proche dans le temps, au cours du 20ème siècle, notre maison a accueilli une famille jusqu'à dans les années 40. Puis ce fut au tour des maquisards de la Résistance d'occuper les lieux. Les plus acharnés de ces combattants se trouvaient plutôt dans les bois de Marizy mais j'aime à croire que quelques occupants de notre moulin ont pu jouer un rôle même minime dans cette Résistance qui a finalement payé. Nous avons retrouvé un couvercle de container de parachutage, une quantité de douilles et de balles américaines, un nombre conséquent de monnaies de Vichy ( travail, famille, patrie), un étui de pierres à briquet, une chaine de montre et une médaille religieuse.
Pour en savoir davantage sur le maquis de Marizy, rendez vous sur le site de Jérémy: Le grenadier bourguignon.
Quelques une des trouvailles faites dans la maison ou dans le terrain.
Les deux faces de la médaille.