Les gros travaux...



Après le long travail de défrichage, il y eut tout d'abord le toit. Le pauvre avait connu de longues années d'abandon. Il fallut reprendre quelques pannes et quelques morceaux de peuplier qui avaient mouillé. J'ai eu la chance de pouvoir participer activement au travaux de charpente grâce aux artisans de "la truelle" dont Monsieur Listra et "le Georges" qui ont pu me montrer les rudiments de leur métier. Je pouvais ainsi apprendre et refaire la même chose sur les toits des dépendances par la suite.
Nous avons quand même réussi à faire tomber le reste de l'escalier en pierre qui était accroché au mur de façade. A cause de "la malédiction du Bouiboui", notre pallier en pierre n'est plus...On aura quand même bien eu peur ce jour là, car nous aurions pu, Cédric et moi, partir en bas avec le mur.

j'ai aimé travailler avec Claude Listra qui doit être en retraite à cette heure. C'était bien agréable de trouver en plus un charpentier qui acceptait de venir dans cette partie du village qui restait inaccessible en voiture et en février 2006, il neigeait...alors souvent, on poussait les soirs pour repartir. Jamais je ne l'ai entendu se plaindre. Moi, j'avais un peu honte de le faire travailler dans ses conditions. Il faut croire que ma Norine est une bonne cuisinière pour qu'il est accepter de continuer.



Il fallut ensuite reprendre un morceau de mur qui menaçait de tomber en avant. Le problème, c'est qu'il a fallu démonter jusqu'au toit pour retirer un linteau assez long car nous voulions le réhausser. Comme il nous manquait des pierres de jambage, mon Bouiboui préféré a accepté de me montrer comment tailler et boucharder les pierres pour qu'elles soient présentables dans une maçonnerie. Et son enseignement a été utile car des pierres, j'en ai taillé une sacrée quantité!
Au moment de remonter le linteau, nous avions rendez-vous un lundi après-midi. Quand je suis arrivé, j'ai trouvé Cédric, en train de soutenir le linteau qu'il avait commencé à monter tout seul et qui avait glissé des étais. Heureusement que je n'étais pas trop en retard...

Bon, à présent, il reste les jacobines. La première était existante. En pierre. Mais pour refaire à l'identique, il faut compter 1500 euros par jacobine. Donc on a plutôt privilégié l'encadrement en chêne et le béton cellulaire. On ne peut pas toujours faire ce que l'on veut...
Du coup, le charpentier m'a laissé finir les petites tâches qu'il restait.
Mon papa a fait toute la zinguerie et les descentes d'eau pluviale. C'est bien d'avoir un papa plombier.

Bouiboui en pleine action.
Après avoir constater que le sol de notre maison reposait sur du dur, du vrai... Il a fallu creuser le rocher pour bénéficier du niveau nécéssaire afin d'installer une dalle de propreté sur laquelle pourra reposer notre plancher chauffant.
Mais avant de couler la dalle, il a fallu décaisser toute la surface au sol de la maison...et là, nous avons employé les grands moyens car le rocher était vraiment trop dur. Nous avons fait en sorte qu'une mini pelle puisse passer partout dans la maison en faisant des ouvertures assez larges entre les différentes pièces. La première fut une porte entre la salle à manger et le salon puis la seconde entre la salle et la cuisine. Celle-ci deviendra ensuite passe-plat-bar avec notre voute acheter chez le marchand de pierres de Cormatin (mon lieu de shopping préféré).


Mon copain, Bouboui, s'est amusé pendant deux jours complets à creuser le terrain sans arracher le plafond à la française. Pendant ce temps, nous étions quatre brouettes à évacuer les gravats, les étalant au fur et à mesure sur le chemin d'accès de notre propriété.
Nous avons procédé ensuite aux ouvertures des fenêtres côté nord. Les murs étaient très fragiles. Et pas à pas, nous avons pu couler les dalles, installer les huisseries et commencer le fignolage.

Puis, est venu l'heure de la fatigue avec les erreurs d'amateurs comme mettre les doigts sur une pierres alors qu'au dessus une autre se détachait et allait réduire en chair à saucisse mon petit pouce si fragile.



Et nous avons commencé à remonter l'ancienne porte de grange que nous n'avons pas souhaitée conserver pour des raisons d'isolation thermique. J'ai donc choisi de monter l'intérieur en agglos et de réaliser un parement en pierres.

Et quelques coups de truelle plus tard...